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Sauvegarde NAS : appliquer la règle 3-2-1 dans une TPE

Presque toutes les entreprises que nous rencontrons à Montauban sauvegardent déjà quelque chose. Très peu savent dire, sans hésiter, quelle est la dernière sauvegarde qu'elles ont réellement restaurée. C'est pourtant la seule question qui compte le jour de la panne. La règle 3-2-1 sert exactement à ça : transformer une intention en dispositif vérifiable, et un NAS bien configuré en est la colonne vertébrale.

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L'atelier IF2M, Montauban

Une sauvegarde qui existe n'est pas une sauvegarde qui fonctionne

Dans un atelier comme le nôtre, les demandes de récupération de données arrivent toujours de la même façon : le serveur ne démarre plus, ou un fichier de comptabilité a disparu, et la personne au bout du fil ajoute « mais on a une sauvegarde ». Dans un cas sur deux, cette sauvegarde présente au moins un des trois défauts suivants.

Le disque externe posé sur le serveur

Il est branché en permanence, dans la même pièce, sur la même multiprise. Un dégât des eaux, une surtension, un vol ou un rançongiciel qui chiffre tout ce qu'il voit emporte la sauvegarde en même temps que l'original. Physiquement, ce n'est pas une seconde copie : c'est la même copie, deux fois au même endroit.

La synchronisation confondue avec la sauvegarde

Un dossier synchronisé vers un service cloud recopie fidèlement ce qui se passe sur le poste — y compris la suppression et y compris le chiffrement malveillant. Sans historique de versions ni rétention, la synchronisation propage l'incident au lieu de le contenir. Elle protège d'une panne de matériel, pas d'une erreur humaine ni d'une attaque.

Le travail silencieux qui s'est arrêté il y a huit mois

C'est le cas le plus fréquent et le plus banal : un disque plein, un mot de passe modifié, une mise à jour, et la tâche planifiée échoue sans que personne ne le remarque. Sans supervision ni alerte, une sauvegarde s'arrête toujours en silence.

La règle 3-2-1, expliquée sans jargon

La règle 3-2-1 est une méthode de dimensionnement, pas un produit à acheter. Elle tient en une phrase : trois copies de vos données, sur deux types de supports différents, dont une copie hors du site.

Trois copies

La donnée de production compte pour une. Il faut donc deux sauvegardes distinctes, pas une seule. Ce troisième exemplaire est ce qui vous sauve quand la sauvegarde principale se révèle corrompue au moment de la restauration — ce qui arrive.

Deux supports différents

Deux technologies, deux cycles de vie, deux modes de défaillance. Un volume NAS d'un côté, un disque externe rotatif ou un dépôt distant de l'autre. Deux disques du même modèle, achetés le même jour et montés dans la même baie, vieillissent ensemble et lâchent souvent à quelques semaines d'intervalle : ce n'est pas une diversification.

Une copie hors site

Hors site veut dire hors du bâtiment et hors du réseau local. Un dépôt distant chez un hébergeur, un NAS de réplication chez le dirigeant, ou une rotation de disques emportés chaque semaine — les trois sont valables. Ce qui compte, c'est qu'un sinistre local ne puisse pas les atteindre.

Ce qu'un NAS change concrètement

Nous installons principalement des NAS Synology et QNAP. L'intérêt n'est pas le boîtier, c'est ce que son système d'exploitation permet de mettre en place sans développer quoi que ce soit.

Les instantanés (snapshots)

Un instantané fige l'état d'un volume à un moment donné, en n'occupant que la place des modifications suivantes. Concrètement, cela permet de revenir au dossier partagé tel qu'il était mardi à 11 h, en quelques minutes, sans restaurer une sauvegarde complète. C'est la réponse la plus rapide à une erreur de manipulation ou à un chiffrement malveillant repéré tôt.

La séparation des droits

Le compte qui écrit les sauvegardes ne doit pas être le compte qui utilise les fichiers au quotidien, et surtout pas un compte administrateur du domaine. Un rançongiciel se propage avec les droits de la session qu'il a compromise : si ce compte ne peut pas effacer les instantanés ni le dépôt distant, l'incident reste réparable.

Le chiffrement et la supervision

Chiffrement des volumes et des transferts vers le site distant, journalisation, et surtout notification en cas d'échec. Une sauvegarde qui n'envoie pas d'alerte quand elle rate n'est pas supervisée : elle est simplement bruyante le jour où c'est trop tard.

Le test de restauration, seule preuve qui compte

Une sauvegarde n'a de valeur que si vous l'avez déjà restaurée. Le test de restauration consiste à reprendre, à date fixe, un jeu de fichiers ou une machine virtuelle depuis la sauvegarde, à le remonter sur un environnement séparé et à vérifier que l'application s'ouvre vraiment. C'est là que l'on découvre les mauvaises surprises : une base de données sauvegardée à chaud sans cohérence, un logiciel métier dont la licence est liée au matériel, un partage dont les droits n'ont pas suivi.

Nous planifions ces tests comme n'importe quelle autre intervention de maintenance et nous en gardons la trace. C'est aussi ce qui rend le dispositif présentable à un assureur ou dans le cadre d'une démarche de conformité au RGPD, où la capacité à rétablir la disponibilité des données doit pouvoir être démontrée.

Deux questions à trancher avant d'acheter quoi que ce soit

Avant de parler de matériel, nous posons systématiquement deux questions au dirigeant.

Combien de travail acceptez-vous de refaire ? Si la sauvegarde tourne une fois par nuit, une panne à 17 h coûte une journée de saisie. Pour une activité qui facture au fil de l'eau, une fréquence horaire sur les données critiques change complètement l'addition.

Combien de temps pouvez-vous rester à l'arrêt ? Restaurer quelques fichiers prend quelques minutes. Reconstruire un serveur complet à partir d'une sauvegarde hors site prend des heures, parfois une journée. Si l'activité s'arrête pendant ce temps, il faut prévoir de quoi redémarrer localement et vite — c'est ce qui justifie un second NAS ou une image système à part.

Ces deux réponses déterminent le reste : capacité, fréquence, rétention, et le budget qu'il est raisonnable d'y consacrer. Elles évitent aussi le travers inverse, celui de sur-équiper une structure de cinq personnes dont les données tiennent sur quelques dizaines de gigaoctets.

Comment nous procédons à Montauban

L'ordre de nos interventions est toujours le même : inventaire de ce qui existe vraiment (partages, postes, boîtes mail, logiciels métiers, données sur les téléphones), classement de ce qui est critique et de ce qui ne l'est pas, puis conception du plan 3-2-1 correspondant. Vient ensuite l'installation du NAS, la configuration des instantanés et de la réplication hors site, la mise en place des alertes, et enfin la première restauration de contrôle, faite devant vous.

Nous restons l'interlocuteur direct pour la suite : supervision, remplacement d'un disque en défaut, ajustement de la rétention quand le volume grossit, et audit du plan de reprise lorsque l'entreprise change de taille ou d'outils. Le détail de cette prestation figure sur notre page Informatique PRO, aux côtés de la maintenance du parc et de la protection des postes — voir aussi notre article sur les sept mesures de cybersécurité qui tiennent vraiment en TPE-PME, dont la sauvegarde est le dernier rempart.

En résumé

Trois copies, deux supports, une hors site, des instantanés, des droits séparés, des alertes et un test de restauration daté : c'est l'ensemble qui protège, pas le boîtier. Si vous ne savez pas répondre à « quand avez-vous restauré pour la dernière fois ? », le plus utile est de commencer par là.

Faites le point avec l'atelier IF2M. Nous réalisons un état des lieux de votre sauvegarde actuelle et vous remettons un plan 3-2-1 chiffré, adapté à votre volume et à votre tolérance à l'arrêt. Appelez-nous au 05 63 91 01 52 ou décrivez votre installation depuis la page Informatique PRO : nous vous rappelons pour convenir d'un rendez-vous à Montauban ou sur votre site.

L'atelier

Cette fiche donne la méthode. Votre cas se regarde de près.

Une fiche décrit le cas général. Votre installation, elle, a ses contraintes : dites-les-nous.

05 63 91 01 52 Écrire à l'atelier

Ou passez nous voir : 53 rue Voltaire, 82000 Montauban.

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